Le Vrai Stage

Dimanche 27 août 2017

 

Lors de la semaine à Bergerac, Sébastien nous a prévenu : le vrai stage débute après le stage.

Sur le coup, j’ai eu l’impression que tout le monde le prenait un peu à la légère (à part peut-être les plus avertis d’entre nous), j’étais loin de me douter de ce que cela signifiait et allait me faire vivre.

Lorsque je suis rentrée chez moi le dimanche soir, je suis obligée de reconnaître qu’il y avait un décalage entre ma famille et moi.

Ce que cette semaine avait fait de moi m’a donné l’impression de revenir du Nimitz (scène finale).

Il s’était passé quelque chose, je n’étais vraiment plus la même.

Comment allais-je faire dans ce monde dont je suis issue mais que je ne reconnais plus tant celui dans lequel j’ai été propulsée ces derniers jours est puissant et où tout n’est que légèreté, amour, simplicité ?

L’univers que j’ai retrouvé me semble étrangement lourd et ralenti. Nous ne vivons pas à la même vitesse. Nous ne raisonnons pas sur les mêmes plans.

C’est pourtant là que je vais vivre.

Au cours du stage nous montons tous en vibrations en raison du lieu, de l’énergie qui se dégage, des méditations.

Nous nous élevons tous ensemble et une grande harmonie se crée. Petit à petit, l’ambiance devient éthérée, simple, tout jugement disparaît, nous sommes dans l’amour, de l’autre et de soi. Nos consciences s’élèvent en même temps et la compréhension devient quasi instantanée. La communication est facile et rapide. Elle est même parfois fulgurante pour les plus éveillés d’entre nous. Il suffit de quelques mots pour que tout l’univers de notre interlocuteur jaillisse en arrière plan.

Ce dimanche soir, j’arrive à la maison avec toute cette vivacité et toute cette légèreté.

Je suis heureuse d’être rentrée.

Je suis assaillie par ma fille et mon mari qui m’attendaient impatients.

Ils ont suivi mon parcours au fil du stage, mais je ne suis pas sûre qu’ils en mesurent l’ampleur.

Je suis ravie de les retrouver, câlin général !

Je suis ravie et pourtant, je sens que quelque chose coince. J’ai du mal à l’identifier.

J’ai l’impression de ne plus communiquer de la même façon, les choses se déroulent lentement, la pensée aussi. C’est étrange. Je pars malgré tout méditer quelques minutes avec ce drôle de ressenti.

Puis nous nous couchons dans le bonheur de nos retrouvailles.

Ca y est. Je suis de nouveau chez moi. Curieusement, j’ai le sentiment de devoir tout ré-apprivoiser, de devoir me ré-approprier mon environnement.

Je me réorganise aussi.

La méditation est devenue très importante, et j’ai à coeur de me tenir au moins à deux séances par jour.

Je m’installe dans « ma » pièce, encore en travaux. J’agence un petit autel avec mon bouddha et des bougies. J’aime beaucoup cette préparation.

Je médite enfin.

Au fil des méditations je m’interroge. J’ai beaucoup de mal à « partir », je ne vois rien, je ne ressens rien. Je trouve l’atmosphère lourde.

C’est certainement de la faute de la pièce, c’est de la faute de la maison, c’est de la faute « à ici »…

Il n’y a pas que les méditations qui deviennent pesantes. Je me demande si je ne perds pas en acuité. J’ai l’impression de perdre mes perceptions. J’ai l’impression que tout tourne au ralenti, j’ai la sensation de m’enliser, j’avance dans des sables mouvants.

Pour tout dire, je commence à paniquer.

Comment tout ce qu’aurais acquis au cours du stage pouvait disparaître en quelques jours ?

Les questionnements fusent.

Je trouve refuge auprès de Gabriel. Il m’accueille avec toute l’affection qu’il m’a offerte lors du stage, et il m’explique.

Le choc des fréquences.

C’est là que l’expression « être sur la même longueur d’ondes » prend tout son sens.

Je me suis déphasée par rapport à mon environnement.

L’analyse que j’en ai faite après coup, est qu’il fallait juste un peu de temps pour que la confrontation des ondes se coordonne.

Et c’est exactement ce qu’il se produisit.

Gabriel commence à me connaître. Il sent aussi que je montre de l’impatience, je m’énerve.

Et de toute sa gentillesse, il me recadre.

Je ne dois rien attendre. Je dois accepter ce qui se présente et laisser le flux de la vie passer et me traverser, mais je ne dois rien attendre.

D’accord.

Je ne peux pas négliger ses conseils. Je sais qu’il sait et quand Gabriel me dit quelque chose, je l’applique. Point.

J’ai moi même été surprise d’arriver à lâcher prise aussi facilement.

J’ai rangé mon impatience, j’ai rangé ma déception, j’ai rangé ma colère et j’ai compris.

Mon égo m’avait rattrapée insidieusement et avait tenté de reprendre les rennes. Je me suis fait berner !

Alors, je me jure désormais de toujours me poser la question « qui réagit en moi ? » et de laisser aller le flow.

Je n’attends plus rien, je laisse tout venir à moi et fais confiance à mes ressentis.

Le vrai stage peut maintenant commencer.

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